Plonévez-Chateaulin B 17mai

Châteaulin et ….. la fin !

Dernier match de la saison. A domicile. Sous le soleil. Avec des frites. Pas de pression .. sauf la Coreff évidemment.

Ca finit bien. Mené au score, il eût été dommage de se séparer sur une défaite à domicile. Léo a fait ce qu’il fallait. Un coup de canon. Un missile. Un scud. Ce dernier but de la saison restera dans les mémoires et c’est bien. Le bruit m'a rappelé le but de François Roujon contre Pleyber Christ. Salut François.

On était pressé d’entendre le coup de sifflet final, pour bien finir et on aurait prolongé un petit peu, pour le plaisir.

IL faut dire que le dernier match à domicile est particulier. C’est un mélange de joie et de mélancolie. Dysneyland et Fête de la bière. On doit remercier le supporter de base, le joueur de « C », le parent du U 11, le représentant de la municipalité, l’épouse du joueur, l’arbitre du club, la préposée au entrées, l’entraineur de jeunes, le sponsor généreux, le conseiller municipal venu à titre privé parce que ça peut toujours servir, et les autres …. Et on voit dans cette circonstance ce qu’est un grand club. Une ruche. Une termitière. Une fourmilière. On s’affaire. On s’agite. On se démène. On se remue. Solidarité. Ténacité. Efficacité. Tout doit être impeccable, irréprochable, inattaquable. Car, comme disait « l’autre », on reconnait l’arbre à ses fruits. Heu, désolé mais « l’autre » là ferait bien de la mettre un peu en sourdine avec ses phrases à la con, parce qu’un arbre qui ne donne pas de fruits ne mérite pas le mépris que lui manifeste « l’autre ». Le baobab, désolé mais il en impose, et pourtant il n’y a pas de confiture de fruits de baobab. Et le séquoia ? Et l’arbre à cames ? Et l’arbre généalogique ? Et l’arbre bronchique ? Alors, hein « l’autre » …faut se calmer.

Bon, revenons à notre sujet. Tous mettent la main à la pâte et l’autre à l’ouvrage. Les plus anciens donnent un coup de main, et les plus jeunes un coup de pouce. Il en est même qui font des pieds et des mains. Certains prêtent assistance, d’autres main-forte. D’aucuns se donnent de la peine, du mal et pour finir un mal de chien. On en voit qui se cassent la tête, le cul et se creusent la cervelle, et ceux-là ne sont pas jolis à voir à la fin de la journée. D’autres qui suent sang et eau, et ne sont pas jolis non plus à la fin de la journée. Certains sont sous pression et d’autres sous la pression.

Son Altesse Sérénissime Paulo 1er accroché au micro, son joujou favori, égrenant les résultats avec toujours le bon mot qui fait sourire l’assistance, rire les lèches-bottes, s’esclaffer les lèches-culs, et grimacer les jaloux.

Et le chef des filles, le numéro 2 du triumvirat, Pascalitao, qui essaie, avec son assistant, de convaincre ces dames de former un club de majorettes, aux couleurs du club, avec bottes, casoar et petite jupette, et l’incontournable bâton, pour former une haie d’honneur à chaque entrée des gars sur les terrains, et leur beurrer les sandwichs, leur chercher leur Coreff, et faire la vaisselle, et faire le ménage, et repasser leurs maillots, et repriser leurs chaussettes, et avec le sourire…... Ben quoi ???? Et pis si elles ont le temps, elles pourront jouer un peu au foot. Comme les gars.... .Enfin ....

Et la demoiselle qui regarde les gars en mangeant le sandwich que lui a concédé le trésorier.

Et le Gars à casquette « Norvégienne » est là. Il fait du stop pour rentrer à la maison, mais tout le monde s’en fout …

Et monsieur le trésorier, celui qui veille sur les sous, portant précautionneusement le dessert du repas des supporters. Bon le trésorier est là pour faire attention aux dépenses, alors il modère, il freine, il économise …Grande qualité vaut plus que grande quantité est sa devise. A petit plat, petit prix mais on fait le maximum est son leitmotiv. Etre sur la paille ou sur le sable est bonne couche pour l’honnête homme est sa ritournelle.

Et deux braves gars affairés devant la friteuse, dont le fonctionnement, apparemment, dépasse leur compétence. Mais je salue leur persévérance. Faire des frites avec un instrument préhistorique, c’est pas donné à tout le monde. Faut du savoir. C’est pas écrit dans les livres, et ils ont perdu le mode d’emploi et la garantie, et ils ont peut être oublié d’ouvrir la bouteille de gaz, ou de mettre de l’huile, ou je sais pas moi …..

Et l’entraineur. Le coach. Celui qui fait l’équipe. Il doit savoir trouver les mots. Mot à mot, Il doit dire les mots, et jouer sur les mots pour avoir le dernier mot. Ou se taire. Ne dire mot. Et qui ne dit mot consent.

Et la préposée aux entrées. Image sibylline, nébuleuse, mystérieuse, lointaine, floue, irréelle. Vivant le match dans un dénuement matériel ascétique et une solitude morale pathétique. Faut un télé objectif. Un jour, immanquablement, inéluctablement, inévitablement, on l’oubliera dans sa cahute, seule, abandonnée ….. momifiée.

Et bonne route à toi le Fauvel. Le fauve. Le félin. Toi qui entre pour toujours dans l’Olympe Plonévézien des grands gardiens. Digne successeur des Benoit, Manu …. Intraitable dans ses face-à-face, comme aujourd’hui. Un joueur. Un ami. J’espère que tu resteras un fidèle lecteur de ces chroniques. Cela prouvera qu’on a été à la hauteur de ton talent et de ta gentillesse.

Et bonne route aussi à Nico Cloarec, un ancien de chez nous. Un bon . Un sympa.

A la tienne, Etienne….et les autres.

Comme le chante Eddy : C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, sur le terrain le rideau est tombé …

Non. NOOOOOOOOOOOOOON . On se retrouve le 31 mai avec les filles pour leur dernier match de play down. Faut qu’elles gagnent le prochain match, et pis on mettra une ambiance de feu pour leur dernier match le 31.

Et pis on est rentré

AN



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