Plonévez-Langolen

Langolen, goal un !

Match de Coupe , avec du soleil, de la chaleur et …. de la musique à te péter les tympans.

En effet, le Bureau Directorial des Gars (qui a succédé à la Troïka de sinistre mémoire), a, devant mon courroux, corrigé l’erreur, réparé la méprise, rectifié la boulette.

Il a sorti le baffle pour le match.

Et oui, baffle est du masculin. On dit UN baffle, et UNE enceinte. Le baffle n’est que le support en bois, ou en plastique sur lequel est fixé le haut-parleur, et non l'enceinte dans sa totalité. Bon j’entend d’ici les commentaires, « il connait pas le français, ou alors il aurait de grosses lacunes.. », « il aurait, comme qui dirait, une défaillance le AN, une faiblesse, une déliquescence, le nervous break down quoi …», « devrait passer la main, le prétentieux défraichi, se mettre au sudoku ou au crochet… ». Ce ne sont que des railleurs, comme disait Anquetil.

Bon, masculin ou féminin, l’erreur initiale, le « l », la consonne soustraite, à l’origine de ma réflexion est bien là. On leur a dit « attention, pas de baffe comme dimanche dernier », il comprend baffle, et c’est l’erreur. La peur, l’inculture, l’apathie, l’âge, l’inattention et le cérumen sont les pourvoyeurs de contre-sens, de quiproquo, de confusion.

Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises car une voyelle intervertie et c’est de nouveau le drame, mais sonorisé cette fois-là.

Le baffle est sorti dès les premières heures du jour. Il est là impassible, stoïque, olympien accompagnant notre entrée au son d’une musique guillerette.

Par contre, on va prendre enceinte, à cause du féminin, pour comparer. L’enceinte est sortie dès les premières heures du jour. Elle est là virginale (bon, enceinte virginale, bon ben…), sage, angélique, ingénue, vertueuse dans le simple appareil d’une enceinte qu’on vient d’arracher au sommeil, vénus sensuelle rayonnant dans le soleil, cendrillon fière sur son trépied de vair, pucelle chaste avec son petit haut-parleur (là pareil, une pucelle enceinte…). C’est vrai que enceinte, ça limite les adjectifs.

Reprenons. Que c’est beau un baffle le soir au fond des bois, au fond des bois ou ailleurs, à vrai dire, je m’en fous. Majestueux, comme le cerf en rut, il brame à pète-tympan, avertissant ainsi les femelles réceptives, intimidant ses concurrents potentiels et défiant les autres baffles qui s'aventureraient sur son territoire. Majestueux mais vulnérable, en cette période de chasse, où, quand les disciples de Diane, les admirateurs de la gâchette et l’environnement, les adorateurs de la l’écosystème et de la cartouche, les amoureux de la nature et du canon rayé, les poètes quoi, souvent atteint de surdité, à l’exclusion des pratiquants du tir à l’arc bien sûr, lesquels ne constituent quand même pas la majorité, ont tendance à confondre baffle et buffle. Et ils tirent, en toute bonne foi, mais à l’aveugle, ce qui, pour un malentendant constitue une double faute, mais plaidable en justice au titre de la légitime défense. Car, si la présence d‘un buffle est rare sur un terrain de foot, celui-ci constitue en revanche, le terrain de jeu favori des bourrins et des bœufs, lesquels en fin de match, peuvent facilement être confondus avec le buffle d‘Afrique, ou d’Asie je m’en fous.

Légitime défense car le buffle en général, est, monsieur le Président, de caractère irascible, susceptible et même coléreux et peut se révéler désobligeant voire malfaisant, difficile à raisonner par le chant ou la parole, peu penché vers la discussion ou la joute oratoire, peu enclin à la méditation ou à la contemplation, plutôt porté à charger et encorner. Et c’est pour cette raison, monsieur le Président, que je demande pour mon client, victime, hélas de cette voyelle mal placée, la relaxe pure et simple, avec les excuses du jury. Vous n’hésiterez pas une seconde en prenant connaissance, monsieur le président, de ce document accablant, prouvant s’il en était encore besoin, que l’erreur, la fatidique erreur, était, hélas, inévitable, inéluctable, incontournable. Et ce, même pour un militant de la cynégétique, c'est-à-dire un chasseur sachant chasser sans son chien, hélas égaré par les chants d’oiseaux roucoulés par les rares supporters de l’équipe locale, et la mélodie chevrotante bramée par ce baffle inconscient.

La ressemblance est saisissante, hallucinante et pour tout dire confondante. Le tribunal, au vu du document, prononce l’acquittement au bénéfice du foot, pardon, du doute.

Cette décision de justice est accueillie par le cri de « Aux aaaaaaaarmes, aux aaaaaaaarmes », tendre mélopée fréquemment entonnée par la chorale des petits chanteurs du Parc des Princes, provoquant évidemment le réveil de nos amis chasseurs, qui, voyant un baffle, prenant l’air sur le bord du terrain, comme l’éléphant venant boire au ruisseau, ont cru discerner un buffle d’Asie, ou d’Afrique je m’en fous…… et je me suis réveillé!

Comme quoi, et c’est la morale de l’histoire de l’Onc’ Paul d’aujourd’hui, il faut bien apprendre à lire les voyelles et les consonnes quand tu vas à la n’école, petit U9. Oui on les appelle comme cela maintenant, car minime ça fait minable, cadet ça fait prout-prout, junior ça fait boutonneux et senior remplace le mot vieux.

Et pis ils ont joué contre Langolen pendant une mi-temps.

But de RIOU deuxième dans la descendance, premier but en D1.

Et il y a eu une deuxième mi-temps.

Et pis on est rentré.

Plonévez-langolen oct 2015



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