Plonévez- Poullaouen (coupe de France)

Huile rance et coupe de France .....


Nous nous sommes quittés sur deux belles images. L'une sportive, fut la victoire-revanche contre Saint Thois, effaçant le lugubre souvenir d'un sombre dimanche d'un morne hiver en triste terre Saint Thoisienne et le rire sardonique de cet ex de chez nous, un bon garçon pourtant, dont j'ai oublié le nom depuis ce sombre dimanche d'un morne hiver en triste terre Saint Thoisienne.

L'autre para-sportive, mit à l'honneur deux petits arbitres de touche, hommes de l'ombre, à qui fut dévolue la digne tâche de rassasier la noble assemblée, avide de fêter dignement la victoire revancharde et d'effaçer le lugubre souvenir d'un sombre dimanche d'un morne hiver en triste terre Saint Thoisienne.

Ces laissés pour compte des honneurs, ces ignorés des ors et des fastes, ces hommes de l'ombre s'acquittèrent consciencieusement de leur noble tâche, enveloppés par une vaporeuse fumée bleue qui les nimbait dans un voile neigeux.Une vaporeuse et floconneuse fumée bleuâtre avec quelques reflets grisonnants toutefois, même charbonneux déja.

Il faut reconnaître que l'odorante et tenace fumée bleue avait pour origine une huile de friture bizarre, livrée en bidons cachetés de 25 litres, d'origine incertaine, sans label Bio, par contre recommandée également pour les embrayages défaillants et les constipations opiniâtres.

Tout se passa bien, mais la fumée bleue prit de l'ampleur, du volume. L'huile, chauffée, montait en volutes épaisses et âcres.

La fumée sévère, de plus en plus opaque, mettait en péril les poumons de nos deux courageux cuisiniers.

Frédo, l'homme qui murmure à l'oreille des chevaux, le premier s'alarma, interpellant du regard le staff des Gâs inconscient du danger, pendant que son compagnon, le vice-amiral es-cadres, tout à sa tâche ne se rendait compte de rien.

Il faut reconnaître que même le trafic aérien devint périlleux du fait des fumées s'exhalant conjointement du bac où des frites de fort gabarit barbotaient à gros bouillons dans cette huile aux reflets curieux, et des grilles sur lesquelles saucisses et merguez noircissaient consciencieusement sous le regard attentif mais quelque peu larmoyant du vice amiral es-cadres.

Nos deux compères ne durent leur salut qu'à la déterminante action des pompiers, qui surent leur délivrer

paroles réconfortantes et oxygène salvateur.

Dans l'encoignure d'une porte, un individu semblait avoir anticipé le déroulement des faits. L'homme, un ancien secrétaire du bureau des Gâs, ayant dû céder son poste pour des raisons obscures, se serait lancé dans l'importation massive d'huile de composition douteuse, purgative et visqueuse mais peut être pas comestible malgré l'étiquette. Savant mélange de gazoline, d'huile de ricin et d’anisette, le liquide ambré trouverait son origine dans les confins de l'Oural, puis transitant par les Balkans et le Bosphore serait stocké dans les Montagnes Noires. Un individu porteur d'une casquette et d'une veste rouge serait suspecté du trafic illicite.

Mais, on me dit, mon entourage me dit que je déconne sévère, qu'il faut me réveiller, arrêter les boissons fortes, car la saison a commencé, qu'on aurait joué un match contre Poullaouen en Coupe de France et qu'on l'aurait perdu.

C'est le début de la saison, les neurones sont grippés.

Comment, il faudrait de l'huile !

Encore le monsieur avec sa casquette et sa veste rouge qui me dit des vilaines choses. Il me parle. Je le vois dans ma tête. J'ai pas rêvé, enfin pas tout. Faut que reste sur mes gardes, éviter les frites, manger des fibres et être léger sur la pédale d'embrayage.

Et pis on est rentré .....

AN



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